Title

Sacrement des malades

ONCTION DES MALADES

caroussel1

Ce sacrement renvoie au commandement de Jésus et à la mission qu'Il confie à ses disciples: 

"Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons"    (Matthieu 10, 8)

 

Aujourd'hui encore, au moment où la maladie ou l'âge arrachent quelqu'un à ses propres sécurités, Jésus vient à lui comme le véritable médecin: Il le regarde, lui parle, le touche tendrement, l'oint d'huile en lui imposant le

s mains. Dans cette situation d'ébranlement, le Sacrement des Malades est une rencontre avec le Christ. L'évangile de Marc décrit comment les disciples soignaient les malades: 

"ils chassaient beaucoup de démons, faisaient des onctions d'huile à beaucoup de malades et les guérissaient" (Marc 6,13)

Pour les Pères de l'Eglise et le concile de Trente, il s'agit là du "texte fondateur" de ce sacrement. L'Onction n'est pas une pratique magique. Dans l'antiquité l'huile d'olive symbolisait la force de l'Esprit, mais n'était pas seulement considérée comme un remède; elle représentait aussi la pureté et la lumière. En faisant l'Onction, les disciples appellent sur le malade la force de la bénédiction divine, nous dit déjà la lettre de Saint Jacques: 

"Quelqu'un d'entre vous est-il malade? Qu'il appelle les Presbytres de l'Eglise, et que ceux-ci prient sur lui en l'oignant au nom du Seigneur. La prière faite avec foi sauvera le malade, et le Seigneur le rétablira: s'il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés" (Jacques 3,16) . 
Pierre lui-même explique la guérison de l'impotent à la Belle Porte du Temple: 
"C'est la foi qui vient par Lui qui a valu à cet homme la guérison parfaite en présence de vous tous" (Actes 3,16).

 

Finalement, c'est Jésus Christ lui-même - comme dans tout sacrement - qui guérit si les Presbytres le lui demandent avec confiance. Ils ne peuvent pour autant garantir la guérison automatique de telle ou telle maladie. Mais le malade a le droit de l'espérer, et il peut s'abandonner à Jésus, seul vrai médecin.

Le concile Vatican II a abandonné cette vision exclusive de l'Onction des malades comme "sacrement de la mort". Dans sa Constitution Apostolique , le pape Paul VI ne cite plus le danger de mort comme condition pour recevoir ce sacrement; il nous dit que ce sacrement s'adresse à des "personnes dont l'état de santé est considéré comme critique".

Recevoir l'Onction des Malades, c'est faire l'expérience de ma propre finitude, m'abandonner avec confiance dans la main bienfaisante de Dieu en sachant que je pourrai y trouver la guérison mais que sa main me soutiendra si je reste dans cette maladie ou même si je dois me préparer à mourir. Recevant l'Onction avant une grave opération, le Père Yves - aumônier au CHU - disait: "priez surtout pour que je garde la Foi". Et c'est ce qu'il a vécu jusqu'au bout !

 

Père Henri Redon

 

PAROISSE ETUDIANTE SAINTE BERNADETTE



logo horizontal 01

NOUS CONTACTER



250 rue du Truel
34090 Montpellier
04 67 63 48 36

✉ Nous écrire
Rejoins nous